Archives de catégorie : Effluves

Sacré 14 juillet !

J’entendis comme un feu d’artifice, des éclats venus d’un coeur étincelant et, m’approchant de cette sublime symphonie silencieuse, le vis arriver !

Je n’avais rien oublié du rituel pèlerin qui fut durant tant d’années le nôtre, sur les divers chemins de Compostelle et de vie …

Thierry, notre « jacquet » du 14 juillet mais également le premier à franchir notre seuil, allait tout d’abord ôter sac et chaussures, inéluctable geste de bien-être suprême qui vient à tout pèlerin à l’arrivée de son étape

Puis, déposant à « travers chants » toute sa fatigue heureuse, il prendrait le grand verre d’eau fraîche offert avec amour, rêvant déjà de pouvoir se délecter le corps, sens inénarrablement béats, sous la douche devenue pour un temps reine des cascades enchanteresses …

Thierry était là, comme on peut l’être ample-aimant lorsque les racines de la terre grimpent en nous en roses sauvages et folles jusqu’aux pensées, véritables grâces des chemins … Et je songeais alors, non sans une himalayenne joie intérieure, à ce carnet sacré qu’il me tendrait, dans quelques minutes, d’une main encore fébrile d’harassement mais toujours puisé dans le sac de mémoire sûre, presque infaillible : la créanciale !

J’entends encore, en la tamponnant, le coeur de la « Maison d’art et d’autres » battre la chamade … chamane !

La créanciale, c’est toute une part des anges qui viennent, tour à tour, apposer secrètement leur signature et, pour le pèlerin, autant de carrés d’étoiles sertis dans la chair de ses souvenirs … !!!

Et déjà, tout appelle à la sieste pour ce pèlerin aux paupières florissantes de soleil …

Je me souviens de ces divines sensations qui nous prennent de la plante des pieds à la cime des cheveux ; la balade vers Morphée dure souvent ce qu’a duré le plaisir des obstacles franchis, avec ce goût de satiété, qui la rend dorée à l’or fin des astres innombrables rencontrés … Un instant de repos qui se satisfera de tout, tel un cheval repu de traversées fantastiques qui n’est plus regardant à l’aspect de la paille. La pierre devient comme née d’une main de mousse et le bois d’un hululement de feuillage. Quand tout nous endort à ce point, c’est du ciel doux qui coule dans notre gorge, l’air tout entier fait frétiller notre langue du souffle des papillons …

Je viens de reprendre, en rêve, le chemin … Pardonnez-moi !

Pardonnez-moi car il n’est pas question de s’arrêter trop en chemin, lorsque se profile à l’horizon flamboyant une soirée somptueusement inoubliable … Poésie quand tu nous tiens !!!

En équilibriste non averti sur mon « fil du tant », notre pèlerin n’a éprouvé aucune peine à se fondre aussitôt aux veines de l’invisible …

Poètes de « l’effet-mère » que nous sommes l’un et l’autre, nous poursuivrons l’instant chemin par des caresses sonores ; l’un contant la poésie de l’autre et l’autre assemblant les fées de l’air de sa poésie de lin et ce jusqu’au dernier soupir de la soirée … Mais il n’y en a pas eu et, à ce jour, la magie joue encore et ancre-or !

Poésie, magicienne du TANT tu es et resteras !!!

Patrick, fascinant penseur de rôde-in, écoute et … panse !

Il repartira le lendemain, lande-main, notre pèlerin-poète, nourri de tout l’improbable des cieux, nous laissant son empreinte de sage passionné (pur pléonasme d’ailleurs !) en un poème de son cru aux effluves grandioses qui encensent aujourd’hui nos murs …

Il repart, sans repartir vraiment, aux côtés d’un nouveau compagnon de fortune qu’il n’avait pas en arrivant « le charitable bâton du berger des étoiles », offert par le … fascinant panseur et pieux spectateur !!!

A bientôt Thierry, tous les chemins de merveilles se rejoignent, et magistral-aimant MERCI !

SAB-Lyse

PS : A suivre, d’ici quelques temps, libres et audacieux, les attendrissantes, inspirantes, éblouissantes aventures de la Maison d’art et d’autres …

Insolite voyageuse …

Sereinement blottie contre un coin de notre fenêtre, se servant du rebord comme sente possible vers un début d’amitié ou une brève et exquise fusion de nos songes réciproques, que sais-je … J’ai trouvé cette jolie huppe fasciée en ouvrant mes paupières !

Fut-elle, sous le sein de notre chaumière, voyageuse d’une nuit ou d’un matin, s’allaitant de rien ou, au contraire, de toute la sève du lieu ?

Avons-nous cueilli ensemble des secrets d’étoiles inédits qui nous seront dévoilés plus tard ?

Hypnos a-t-il précisément souhaité nous unir sous la même branche de pavot ? Et pour quelle raison divine ?

Nous n’avons bien évidemment aucune réponse à ce chapelet d’interrogations, cet instant ne restera présent délicieux qu’à travers la magie et le mystère qu’il nous a offerts !

Lorsqu’elle m’aperçut, son petit oeil rond s’exalta en lueurs malicieuses puis, me voyant la photographier, elle ouvrit tout grand son bec …

Je restai subjuguée et ne m’octroyai le plaisir que d’un cliché ou deux tout au plus, réalisés à tâtons, dans un silence de velours, guidés par un grand sentiment de douceur et de respect …

« Nous reverrons-nous par la fenêtre, bel oiseau … ? »

Je n’espère rien d’autre qu’un « peut-être », le prestige du temps fera le reste !!!

SAB-Lyse

Ce fer-vent hiver …

Entre pain d’haie-peace et feu de joie, l’hiver à la Maison d’art et d’autres prit le chemin des fileuses de l’AIME,

aux côtés de ses voyageurs, tendres complices, pures substances d’art suprême : celui du coeur …

Et, quels que soient les événements à venir, la belle saison ne sera jamais vide car tant emplie intérieurement de tous ces instants de grâce !

Sabine/SAB-Lyse

A l’heure de l’espérance …

Serait-ce l’or du ciel qui coule à nos fenêtres, et un peu des pleurs du monde aura-t-il pu venir se sécher à leurs flambées de lumière ?

Le 25 mars 2020, à l’heure où tous les clochers de France sonnaient pour nos malades, nos soignants et nos chercheurs, la Maison d’art et d’autres se joignait en pensées et prières à leur hymne d’espérance …

SAB-Lyse

ô combien ce fut déjà bôôôOOO !

Ils nous ont étreints dans leurs bras, fait rire, émus aussi parfois , mais …ô combien tout fut fluide et merveilleux à leurs côtés !

Nos voyageurs nous ont laissé leurs empreintes sacrées sur nos murs, nos cahiers, nos coeurs …

Voyez comme le « petit jardin des peintres » a bien fleuri !!!

Comme sur les chemins, nous nous souvenons des moindres lueurs d’instants ; les regards, les visages, les paroles, les brassées de tendresse et silences poètes …

Le palier musical résonne encore de la gigue improvisée des enfants irlandais, les hamacs ont conservé toute la langueur des songes …

Et nos vieux sages aussi se souviennent, « sacs à pensées » bondés !

Pascale avait irrésistiblement envie ce matin-là d’emporter quelques mirabelles mais … il se mit à pleuvoir des cordes !

Alors, j’eus l’idée de sortir mon grand poncho des chemins et de la déguiser en « petit chaperon rouge  » …

Il planait prodigieusement dans l’air un rien d’ambiance

« compost-ailes » !!!

Nous adressons un merci tout particulier au coq pour avoir enchanté nos petits-déjeuners et un, non moins inspiré, aux chouettes qui ont sublimé nos soirées …

Et un immense merci également à Xavier pour sa sauce beurre/mirabelles/miel ….Sur nos grillades, ce fut purement délice-cieux !

Rien n’est encore terminé, l’aventure commence à peine. Nous ignorons tout des prochains bonheurs que notre porte aux auras de jasmin laissera entrer mais la saison d’été fut déjà extraordinairement porteuse d’amour et belle à souhait … Merci !!!

Histoire d’en humer un peu plus encore, nous vous donnons rendez-vous

ICI

sous un autre arbre à paroles !

Notre maison d’art et d’autres me donne envie d’écrire ceci aujourd’hui :

« Plus j’avance dans ma mission d’accueil au coeur de notre chaumière et plus je crois et fais confiance en l’Humanité … » SAB-Lyse

A bientôt pour d’autres sourires et d’autres …effluves !